Bocor niellée

Modèle :

Marque : Bocor

Année : 1900

Calibre :

Boitier : Argent niellé

Observation(s) :

Etat : En fonctionnement

Statut : Collection

L’objet présenté ici se voit doté d’un décor floral, avec une frise de méandres grecques sur le contour extérieur. Le médaillon au dos comporte les initiales « RL » avec une typographie elle aussi très florale.

Cette pièce est arrivée dans un état dégradé. Aiguille des minutes et trotteuse manquantes, cadran morcelé et mécanisme hors-service. J’ai ainsi pu apprendre à refixer des morceaux d’émail sur un cadran, grâce à une matière plastique que l’on vient fondre sous le morceau séparé du cadran afin de le rendre solidaire, de nouveau, avec l’ensemble.

Nous avons trouvé une aiguille des minutes assortie, de style Louis XV, comme à l’accoutumée sur les montres de cette période. Par chance, la trotteuse des secondes était cachée intacte dans le boîtier de la montre ! En forme de flèche, elle est finement réalisée.

Côté mécanique, outre une révision en bonne et due forme, le rubis du mobile de seconde était brisé. Les rubis sont des pierres synthétiques servant à guider les tiges des roues et à permettre des jeux suffisants pour le fonctionnement de la montre. En l’absence de son rubis, la roue des secondes ne se positionnait plus correctement sur le reste du rouage. Nous avons donc entrepris le changement de ce-dernier, qui s’avéra être serti, compliquant légèrement la tâche !

Le boîtier quant à lui a été lavé aux ultrasons dans un bain de savon et d’ammoniac, avant d’être brossé à la poudre d’Espagne (sorte de craie), lui rendant tout son brillant initial.

Il semble que Bocor soit une sous-marque de la société Japy, référence à la ville de Beaucourt (Bourgogne-Franche-Comté) où la production horlogère de l’entreprise était concentrée .

Japy est l’une des premières entreprises horlogères à dimension industrielle, fondée en 1777. Un siècle plus tard, l’entreprise emploi 5000 ouvriers et produit toujours des objets horlogers (pendules…) mais aussi des outils, des moteurs, du mobilier en bois, des machines à écrire, des luminaires, etc. En difficulté au début des années 1920, l’entreprise rétrécira jusqu’à sa disparition totale en 1979.

Un musée existe aujourd’hui retraçant l’histoire de cette fresque industrielle française.

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